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  1. Wikipédia:Observatoire des sources — Wikipédia

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    L'Observatoire des sources est un index des sources qui ont fait l'objet de discussions, au sein de la communauté wikipédienne, quant à leur qualité (fiabilité, etc. ; cf. Wikipédia:Qualité des sources) et leur usage dans les articles ...

  2. Discussion Wikipédia:Observatoire des sources — Wikipédia

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    Discussion obligatoire? Bonjour, vu le sujet au bistro du jour. Si y'a pas eu de discussion, on peut pas rajouter des sources ? Parce ce qu'il y en a qui sont tellement incontournables qu'on en discute jamais, pour parler de mes ...

  3. Wikipédia:Observatoire des sources/Présentation

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  4. Source Q — Wikipédia

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    La Source Q ou Document Q ou simplement Q (initiale de l'allemand Quelle signifiant « source ») est une source supposée perdue qui serait à l'origine des éléments communs aux Évangiles de Matthieu et Luc, absents chez Marc.Il s'agit ...

  5. Wikipédia:Observatoire des sources/Ce que l'ODS n'est pas

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    L'Observatoire des sources (ODS) n'a pas pour objectif d'établir une liste permettant de distinguer des « bonnes » et des « mauvaises » sources. Les appréciations formulées dans les discussions que l'ODS référence et les ...

  6. Wikipédia:Observatoire des sources/Entête — Wikipédia

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  7. Grenoble — Wikipédia

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    Grenoble (prononcé /g ʁ ə. n ɔ b l / Écouter, Grenoblo en arpitan) est une commune du sud-est de la France, située dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, chef-lieu du département de l'Isère, ancienne capitale du Dauphiné. Troisième commune de ...

  8. Nicolas Copernic — Wikipédia

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    • Introduction
    • Conséquences
    • Contexte historique
    • Évolution
    • Citation

    Nicolas Copernic naît le 19 février 1473 dans une famille riche de la ville hanséatique de Toruń (Thorn), en Poméranie. Son père, prénommé également Nicolas, riche négociant en cuivre1, est un bourgeois de Cracovie venu s'établir à Toruń peu avant l'annexion de la région par le royaume de Pologne, et suffisamment intégré pour y devenir échevin2. Il est investi dans les affaires politiques et, avec d'autres bourgeois de Toruń, finance Casimir IV dans sa guerre contre l'Ordre Teutonique qui se termine par la victoire du roi de Pologne en 14663. Sa mère, Barbara Watzelrode (ou Watzenrode) est d'une ancienne famille de Toruń, probablement originaire de Silésie2.

    Le jeune Nicolas passe son enfance à Toruń d'abord au 17 de la rue Sainte Anne (aujourd'hui renommée rue Copernic). La famille déménage ensuite au 36 de la place du marché de la même ville alors qu'il est âgé de sept ans. Très tôt, le jeune Copernic est initié à l'art, à la musique et aux belles-lettres. Il fréquente l'école paroissiale de l'église Saint-Jean4.

    Il est pris en charge par son oncle maternel, futur évêque de Varmie5, Lukas Watzelrode (ou Lucas Watzenrode) à la suite du décès de son père (vers 1483). Celui-ci veille sur son neveu et s'assure qu'il fréquente les meilleures écoles et universités ; en 1491, il devient étudiant à l'Université de Cracovie (actuellement l'université jagellonne de Cracovie) où il étudie les mathématiques et l'astronomie (quadrivium), mais aussi la médecine et le droit6, tout en suivant probablement le trivium, cours habituel de la Faculté des arts (centré sur la dialectique et la philosophie7). Il quitte cette université après trois ou quatre ans, trop tôt pour obtenir un diplôme8. Il retourne alors chez son oncle, qui tente de le faire élire chanoine au chapitre de la cathédrale de Frauenburg. Sans attendre la confirmation de son élection (en 14979), il se rend en 1496 en Italie où il étudie à l'université de Bologne le droit canonique puis le droit civil10, mais aussi la médecine et la philosophie. Il y apprend le grec, qui lui servira grandement pour étudier les sources de la science antique11,12. À Bologne, il loge chez l'astronome Domenico Maria Novara, qui est l'un des premiers à remettre en cause l'autorité de Ptolémée. En 1500, il donne, d'après Rheticus15, une conférence sur l'astronomie à Rome, et y observe une éclipse partielle de lune. Le chanoine Copernic se rend l'année suivante au chapitre de la cathédrale de Frauenburg, où on lui accorde une absence supplémentaire de deux ans pour étudier la médecine. Il poursuit donc ses études en médecine et droit à l'université de Padoue, réputée pour son enseignement de médecine. Mais c'est à Ferrare, le 31 mai 1503, qu'il obtient le titre de docteur en droit canon (le doctorat de médecine aurait nécessité trois années d'études)16. À la fin de ses études, en 1503, il quitte définitivement l'Italie et réintègre son diocèse.

    Copernic ne succédera pas à son oncle, ainsi que celui-ci l'aurait souhaité, mais il ne délaisse pas pour autant ses tâches de chanoine de l'évêché de Warmie (institution politique tout autant que religieuse). Ainsi, il occupe à plusieurs reprises le poste important d'administrateur des biens du chapitre à Olsztyn (Allenstein). L'invasion de la Warmie par les chevaliers teutoniques en 1520 l'amène même à devenir commandant militaire d'Olsztyn jusqu'à la fin des hostilités19. C'est encore à Olsztyn qu'il compose un Essai sur la frappe de la monnaie, à l'occasion de la crise monétaire qui touche son paysNote 2, l'économie étant l'activité qui l'intéressait le plus en dehors de l'astronomie20.

    Tout au long de ces années, et probablement dès son retour d'Italie, Copernic continue ses recherches en astronomie, et réalise quelques observations des astresNote 3 depuis la tour de la cathédrale de Frauenburg, qu'il a fait aménager pour cela et où il vécut la plus grande partie de sa vie. Il se convainc rapidement de la nécessité d'abandonner le modèle d'Univers de Ptolémée au profit d'un système héliocentrique. C'est ainsi qu'il écrit, dès les années 1511-1513, De Hypothesibus Motuum Coelestium a se Contitutis Commentariolus (connu sous le titre de CommentariolusNote 4), un court traité qui expose le système héliocentrique21 et qu'il fait secrètement circuler, sous forme manuscrite, auprès de ses amis. Ayant disposé le Soleil au centre de l'Univers, il dote donc la Terre de deux mouvements principaux : sa rotation (la Terre tourne sur elle-même et fait un tour sur son axe en une journée) explique dans un premier temps le mouvement diurne de la sphère céleste en un jour, la sphère des étoiles demeurant immobile ; sa révolution annuelle autour du Soleil fait de la Terre une planète, toutes les planètes tournant autour du Soleil. La Terre n'est plus que le centre des mouvements de la Lune. Pour Copernic, « le mouvement de la terre seule suffit donc à expliquer un nombre considérable d'irrégularités apparentes dans le ciel »26, notamment le mouvement rétrograde des planètes, phénomène qui n'était expliqué qu'à grand-peine par les systèmes géocentriques. Pour justifier que l'on ne perçoive pas les effets de la révolution annuelle de la Terre par un effet de parallaxe sur les étoiles, Copernic postule enfin que la sphère des étoiles se situe à une distance considérable, bien plus importante que ce que l'on imaginait jusqu'alorsNote 8. Enfin, il fait référence à Martianus Capella, ainsi qu'à « quelques autres Latins », qui « estimèrent, en effet, que Vénus et Mercure tournent autour du Soleil, qui est au centre, et pour cette raison-là ne peuvent s'éloigner de lui plus loin que ne le permettent les convexités de leurs orbes »35. Le système de Capella (que celui-ci appelle « système égyptien », et qui est aussi celui d'Héraclide), dans lequel seules Vénus et Mercure tournent autour du Soleil, ce dernier et les autres planètes tournant autour de la Terre, pourrait avoir amené Copernic sur la voie de l'héliocentrisme. De même, son modèle du mouvement de la Lune est pratiquement identique à celui dIbn al-Shâtir36, qui a en outre développé au XIVe siècle des théories planétaires proches de celles décrites par CopernicNote 23. Copernic a-t-il eu connaissance des textes de l'école de Maragha ? Nous l'ignoronsNote 24, mais nous ne pouvons qu'être frappés par ces similitudesNote 25. Ce qui est intéressant, c'est que certains astronomes du monde musulman ont évoqué contre Ptolémée la possibilité d'un mouvement de la Terre, suivant en cela les Grecs et Latins que nous avons cités. Ainsi, la rotation de la Terre sur elle-même a été discutée dès le Xe siècle, en particulier par al-Biruni37 (qui l'a finalement rejetée pour les mêmes raisons qu'Aristote et Ptolémée). Plus tard, des astronomes de Maragha, parmi lesquels Ibn al-Shatir, ont poursuivi et approfondi cette réflexionNote 26.

    C'est à la même période que Copernic, dont les compétences astronomiques sont visiblement reconnues, est sollicité dans le cadre du Ve concile du Latran sur la réforme du calendrier.

    Pendant 36 ans, de son propre aveu, Copernic garde sa pensée sans la divulguer. C'est probablement bien plus par rigueur scientifique que par conscience des dangers d'une telle publication. Car Copernic, en se livrant aux observations et aux calculs qui doivent confirmer son Système, rencontre des difficultés insurmontables. Comme tous ses prédécesseurs il a une faiblesse initiale à l'égard du mouvement circulaire et uniforme, or les mouvements planétaires sont en réalité légèrement elliptiques. C'est Kepler qui fera cette découverte près d'un siècle plus tard (1609), grâce au Système de Copernic. En attendant, ce dernier ne parvint jamais à concilier parfaitement la réalité avec l'idée fausse du mouvement circulaire. Autre difficulté rencontrée, le ciel brumeux de la Vistule empêche souvent l'astronome de mener ses observations et il se trouve ainsi dans la nécessité d'exploiter les matériaux douteux accumulés depuis Ptolémée en leur accordant une confiance absolue. Copernic passe alors de longues années à gâter la simplicité de son Système en l'emplissant d'épicycles et d'excentriques, et ce jusqu'au découragement22.

    Les disciples de Copernic, dont Rheticus, sont moins soucieux des précisions de détail et restent éblouis par les nobles lignes du Système de Copernic. L'enthousiasme des savants ne permet plus à la réalité de se perdre. L'acceptation de la nouvelle théorie va devenir l'enjeu d'une lutte d'influence aux confins de l'Université, de la politique et de la religion. Dès 1533, le pape Clément VII avait connaissance des travaux de Copernic sans les critiquer44 et, en 1536, le cardinal-archevêque de Capoue Nikolaus von Schönberg l'encourage à communiquer ses recherches44. Fort de cet accueil, Copernic fait parvenir au pape Paul III un exemplaire dédicacé de la première version de son livre De revolutionibus coelestium45,44. De son vivant, à aucun moment, Copernic ne fut inquiété par l'Église. En plus des influences grecques qu'il revendique, Copernic a peut-être été influencé par des astronomes arabes et perses du Moyen Âge. Il n'en fait pas mention dans son œuvreNote 21, mais certains modèles mathématiques utilisés pour décrire le mouvement des astres sont identiques à ceux établis par les astronomes de lécole de Maragha aux XIIIe et XIVe siècles. Ainsi, il utilise pour décomposer un mouvement linéaire en mouvements circulaires la même méthode que l'astronome perse Nasir al-Din al-TusiNote 22.

    Bien que chanoine, de son vivant Copernic ne fut jamais inquiété pour ses théories par les autorités ecclésiastiques, et il dédia son livre au Pape Paul III. Mais en 1616 le De Revolutionibus Orbium Coelestium est finalement mis à l'index des livres interdits par l'Église Catholique (il le sera jusqu'en 1835), jusqu'à correction. Ces corrections, au nombre de dix sont annoncées en 1620. Elles concernent les passages qui affirment la réalité du modèle héliocentrique23. Chaque possesseur de l'ouvrage devait effacer les passages interdits ou les réécrire suivant des instructions précises. De fait ces corrections furent réalisées en Italie (à peu près deux tiers des exemplaires qui nous sont parvenus), mais pas dans le reste de l'Europe23.Cette censure très tardive arrive parce que les preuves de la réalité du Système Héliocentrique de Copernic sont enfin apportées par Galilée[réf. nécessaire] et les théologiens réalisent les conséquences de cet écrit sur l'autorité spirituelle. Il est à noter que, s'il reconnaît que ces astronomes antiques ont eu l'idée du mouvement de la Terre, il ne signale pas qu'Héraclide avait imaginé, en plus de la rotation de la Terre sur elle-même, que Mercure et Vénus tournaient autour du Soleil, ni qu'Aristarque était à l'origine d'un système héliocentriqueNote 18 : il se contente d'écrire que, selon certains, Aristarque, comme Philolaus, avait admis la mobilité de la Terre. Cette unique mention d'Aristarque, d'ailleurs, sera rayée dans le manuscritNote 19 et n'apparaîtra pas dans la version imprimée du De RevolutionibusNote 20.

    Copernic propose une rupture radicale dans l'organisation du cosmos jusque-là établie : les systèmes du monde admis à son époque avaient un point commun, leur géocentrisme : la Terre était immobile au centre de l'univers, tous les astres tournant autour. Au contraire, Copernic place le Soleil au centre de l'univers, la Terre devenant une planète tournant autour de ce point fixe ; c'est l'héliocentrisme.

    Pour justifier cette remise en cause totale, Copernic met en exergue les défaillances des systèmes astronomiques existants24 : tout d'abord, leur multiplicité, d'Eudoxe à Ptolémée en passant par les nombreux aménagements opérés aux théories de ce dernier par les astronomes qui lui ont succédé. Ensuite, leur incapacité à décrire avec précision les phénomènes observésNote 5. Le manque d'ordre et d'harmonie dans ces systèmes extrêmement complexesNote 6. Concernant la théorie de Ptolémée, il ajoute une sévère critique de l'astucieuse invention de ce dernier, l'équantNote 7, qui viole le principe de l'uniformité des mouvements circulaires par rapport à leur centre, ce qui la rend irréaliste aux yeux de Copernic.

    Il propose en réponse à ces insuffisances un système reposant sur quelques axiomes révolutionnaires (présentés dès le Commentariolus)25, et étayé par une démonstration mathématique minutieuse (exposée dans le De Revolutionibus).

    Le système de Copernic permet même de mesurer les distances de chaque planète au Soleil, ce qui était impossible dans un système géocentrique28. C'est ce qui permettra plus tard à Johannes Kepler de calculer les trajectoires de ces astres, et d'établir les lois du mouvement dans le Système solaire, lois sur lesquelles Isaac Newton s'appuiera pour élaborer sa théorie de la gravité. Malgré la modernité révolutionnaire de son système, Copernic conserve certains éléments archaïques des anciens systèmes du monde : ainsi l'idée aristotélicienne (pourtant abandonnée par Ptolémée et même probablement déjà par Hipparque) des sphères solidesNote 10, ou encore la sphère des fixes, contenant les étoiles et marquant la limite d'un univers fini29.

    Il nomme alors, dans une citation de [pseudo] Plutarque33, Philolaus le pythagoricien (pour qui la Terre tournait, comme le Soleil et tous les astres, autour d'un feu central), Héraclide du Pont et Ecphantus le pythagoricien (qui admettaient la rotation de la Terre sur son axe). Et il poursuit : « Partant de là, j'ai commencé, moi aussi, à penser à la mobilité de la Terre »34.

    Nous voyons donc que les réflexions sur le mouvement de la Terre et la place du Soleil n'étaient pas neuves au temps de Copernic, et que, contrairement à ce que l'on pourrait penser, elles avaient largement eu cours au Moyen Âge, tant dans l'Europe chrétienne que dans le monde musulman. Thomas Samuel Kuhn écrit à ce propos41 :

    Toutefois, il ne faudrait pas pour autant, ainsi que le fait Arthur Koestler, minimiser l'apport personnel de Copernic dans la révolution héliocentrique. L'opinion du célèbre auteur des Somnambules a d'ailleurs été reprise depuis, l'étude récente des précurseurs arabo-perses de l'astronome polonais tendant à la renforcer. Mais Koestler reconnaît lui-même42 que Copernic a eu l'immense mérite de développer l'idée de l'héliocentrisme, envisagée par d'autres avant lui, pour en faire un système complet, à l'instar de celui de Ptolémée. Personne avant lui n'avait construit un tel système, dans toute sa complexité, ni défendu l'héliocentrisme avec autant d'application et de conviction43. Et nul ne conteste que c'est le De Revolutionibus, conçu comme un nouvel Almageste, qui marque, par son importance historique considérable, l'origine de ce qu'il est convenu d'appeler, à juste titre, la révolution copernicienne. Copernic sut libérer les scientifiques et chercheurs de leurs préjugés (le système cosmologique d'Aristote et de Ptolémée était longtemps resté la référence). Il amena aussi par la suite les théologiens à s'interroger sur l'interprétation des textes sacrés. Il fallut attendre le XIXe siècle pour que les théologiens prennent une certaine distance vis-à-vis de l'interprétation trop littérale des textes sacrés, ce qui nécessita tout de même un renouvellement des études bibliques (exégèse et herméneutique).

    Cependant, seuls une dizaine de clercs de son époque lui accordent un appui. Mais ces chercheurs travaillent souvent à l'extérieur des universités (subventionnées), dans des cours royales ou impériales, ou encore même tout près de l'Église. Les plus célèbres sont Giordano Bruno et l'astronome allemand Johannes Kepler (1571-1630). En 1582, lors de la grande réforme du calendrier par le pape Grégoire XIII les travaux de Copernic sur l'héliocentrisme furent utilisés. Ce n'est qu'après, qu'une féroce bataille d'universitaires va déclencher la polémique qui aboutira à la condamnation des travaux de Copernic, malgré des efforts pour tenter de trouver un compromis.

    À partir de 1741 et sous l'influence de Roger Boscovich le pape Benoît XIV abandonne progressivement le système géocentrique. En 1757, le jésuite obtient que les livres de Copernic et Galilée soient retirés de l'Index47. Galilée est réhabilité en 1784, mais ce n'est que dans les années 1820-1830 que l'Église accepte définitivement et complètement l'idée que la Terre tourne autour du Soleil[réf. nécessaire].

    Il n'oublia pas une dédicace au pape Paul III dans son œuvre rédigée en latin où il revendiqua le droit à la liberté d'expression.

  9. QAnon — Wikipédia

    fr.wikipedia.org/wiki/QAnon
    • Développement
    • Commentaires
    • Tourisme
    • Controverse
    • Introduction
    • Synopsis
    • Influences

    QAnon est un mouvement de type complotiste, né sur Internet, dont la notoriété a progressé pendant la présidence de Donald Trump. Il a commencé le 28 octobre 2017 avec le premier message publié par Q sur 4chan.1

    Certains messages ou \\"drops\\" ne sont pas signés Q mais Q+. Ceux-ci seraient écrits par Donald Trump lui-même.

    Plusieurs sites recensent les publications de Q8,9. Le site qmap.pub affichait le nombre de visiteurs par 24h jusqu'à fin mars 2019. Le 21 mars 2019, Plus de 570 000 visiteurs uniques se sont rendus sur le site en un jour 10, démontrant la popularité grandissante du mouvement.

    Bien que le mouvement soit de plus en plus mentionné par les médias et fortement perçu comme une théorie du complot, aucun journaliste n'a interrogé Donald Trump sur la véracité de QAnon jusqu'ici, alors que lui seul serait en mesure de confirmer ou infirmer le mouvement.11 Q a lui-même défié les journalistes à de multiples reprises de poser la question à Donald Trump.

    Les propos suivants relatent l'histoire de Q telle que suggérée par Q et les \\"Anons\\" sur les lieux de discussion ou par des articles de presse. Ils ne font pas tous l'objet de consensus.

    Des \\"patriotes\\" américains appartenant aux services militaires de renseignement décident d'établir secrètement un plan pour reprendre le contrôle de leur pays. Ce plan implique l'élection au poste de président des États-Unis d'un patriote travaillant avec eux en continu ou, si l'élection échoue, le dernier recours: un coup d'état mené par ces militaires.12 Donald Trump ayant été élu, la première option se déroule actuellement et il applique le plan visant à éradiquer étape par étape le \\"Deep-State\\".

    En 2018, le collectif italien Wu Ming, auteur en 1999 (sous le pseudonyme de Luther Blissett) du roman Q (traduit en français sous le titre L'Œil de Carafa, 2001), a fait observer 13 que QAnon s'inspirait en partie de ce texte.

  10. Alphonse Daudet — Wikipédia

    fr.wikipedia.org/wiki/Alphonse_Daudet
    • Enfance
    • Biographie
    • Parcours
    • Contexte historique
    • Mort
    • Décès
    • Objectifs
    • Présentation
    • Activités
    • Hommages

    Alphonse Daudet naît à Nîmes le 13 mai 1840, dans une famille catholique et légitimiste1. Son père Vincent Daudet, dont les ancêtres sont cévenols, est tisserand et négociant en soieries. Sa mère Adeline est la fille dAntoine Reynaud2, un riche négociant en soie ardéchois3,4. Il passe la majeure partie de sa petite enfance à quelques kilomètres de Nîmes, dans le village de Bezouce. Puis il suit les cours de l'institution Canivet à Nîmes. Son père ferme sa fabrique, la famille déménage à Lyon en 1849, et Alphonse entre en sixième au lycée Ampère de la ville. La ruine complète de son père en 1855 l'oblige à renoncer à passer son baccalauréat. Il devient alors maître d'étude au collège d'Alès. Cette expérience pénible lui inspirera son premier roman, Le Petit Chose (1868), dans lequel il mêle des faits réels et d'autres inventés, comme la mort de son frère. Daudet, né à Nîmes en 1840, grandit quelques années dans le Gard, puis arrive à Paris après de brefs séjours à Alès et à Lyon.

    Désirant faire une carrière littéraire, il rejoint son frère Ernest à Paris en novembre 1857. Désargenté, il mène cependant une joyeuse vie de bohème. Mais la fréquentation d'une des dames de l'entourage de l'impératrice Eugénie lui vaut de contracter une affection syphilitique extrêmement grave, avec des complications dont il souffrira toute sa vie, en particulier une ataxie locomotrice qui l'oblige à marcher avec des béquilles5. Collaborant dans différents journaux (notamment Paris-Journal, L'Universel et Le Figaro), il publie en 1858 un recueil de vers, Les Amoureuses, et entame la même année une liaison avec Marie Rieu, une jeune modèle aux mœurs faciles6. Elle devient sa maîtresse officielle et elle lui inspire le personnage du roman Sapho. Il rencontre l'année suivante l'écrivain Frédéric Mistral et ce sera le début d'une grande amitié. La correspondance nourrie qu'entretiendront les deux hommes pendant près de 40 ans ne sera ternie que lorsque Daudet publiera L'Arlésienne (1869) et le roman Numa Roumestan (1881), caricatures du tempérament méridional7,8. En 1860, il est engagé comme secrétaire du duc de Morny (1811-1865), demi-frère de Napoléon III et président du Corps Législatif. Ce travail de secrétaire lui laisse beaucoup de temps libre qu'il occupe à écrire des contes et des chroniques. Mais les premiers symptômes de la syphilis apparaissent9 et son médecin lui conseille de partir pour un climat plus clément. Il voyage ainsi en Algérie, en Corse, et en Provence10. Puis le duc meurt subitement en 1865. Cela provoque le tournant décisif de la carrière d'Alphonse qui décide de se consacrer entièrement à l'écriture, comme chroniqueur au journal Le Figaro et comme écrivain. Il connaît son premier succès en 1862-1865 avec la Dernière Idole, pièce montée à l'Odéon et écrite en collaboration avec Ernest Manuel (pseudonyme d'Ernest Lépine).

    Après avoir voyagé en Provence, Daudet débute avec Paul Arène (considéré comme son nègre11) l'écriture des premiers textes des Lettres de mon moulin. Le journal L'Événement les publiera comme feuilleton pendant tout l'été de l'année 1866, sous le titre de Chroniques provençales. Certains des récits des Lettres de mon moulin sont restés parmi les histoires les plus populaires de la littérature française, comme La Chèvre de monsieur Seguin, Les Trois Messes basses ou L'Élixir du Révérend Père Gaucher. Le premier vrai roman d'Alphonse Daudet, Le petit Chose. Histoire d'un enfant., que l'auteur lui-même qualifie de « sorte d'autobiographie »12 est écrit en 1868. En 1874 Alphonse décide d'écrire des romans de mœurs comme Fromont jeune et Risler aîné, Jack (1876), Le Nabab (1877)  dont François Bravay est le « modèle » , Les Rois en exil (1879), Numa Roumestan (1881), L'Immortel (1888), etc. Consacrant l'essentiel de son œuvre au roman et au théâtre (il est l'auteur de dix-sept pièces), il ne délaisse pas pour autant son travail de conteur. En 1872, il publie Aventures prodigieuses de Tartarin de Tarascon, dont le personnage est devenu mythique. Contes du lundi (1873), un recueil de contes sur la guerre franco-allemande de 1870, témoigne aussi de son goût pour ce genre et pour les récits merveilleux.

    L'antisémitisme d'Alphonse Daudet transparaît dans le portrait qu'il dresse d'un de ses personnages, l'usurier Augustus Cahn dans Salvette et Bernadou, conte de Noël, en 1873, dans un contexte général peu favorable aux Juifs de France :

    Il meurt en pleine affaire Dreyfus, en ayant eu le temps d'afficher des convictions anti-dreyfusardes, malgré sa proximité avec Émile Zola. Celui-ci prononcera néanmoins son oraison funèbre au cimetière du Père Lachaise14. Octave Mirbeau, qui l'accuse dêtre un plagiaire, l'accuse également d'être juif.

    Lécrivain est inhumé au cimetière du Père-Lachaise à Paris. Sa chapelle se trouve dans la 26e division et son buste, œuvre de Falguière fondue par Thiébaut, en orne lun des angles.

    Fondée en 1923 par Paul-Emile Cadilhac et Lucien Daudet, fils de lécrivain, sous la présidence de Marcel Pagnol, l'Association des Amis d'Alphonse Daudet a pour but de promouvoir la vie et l'œuvre d'Alphonse Daudet.

    Présidée depuis 1987 par Roger Ripoll, professeur émérite à lUniversité d'Aix-Marseille et éditeur des œuvres de Daudet dans la Bibliothèque de la Pléiade, elle réunit aujourdhui des membres venus de tous horizons, universitaires ou non, des francophiles amoureux du XIXe siècle.

    Les membres de lassociation ont lhabitude de se retrouver chaque année à Fontvieille au mois de mai pour continuer à faire vivre lesprit de Daudet. Ils participent également aux fêtes organisées à Fontvieille à loccasion du 15 août. Lassociation publie un bulletin annuel, Le Petit Chose, qui présente les actes du colloque annuel de Fontvieille ainsi que des articles sur Alphonse Daudet.

    Le siège de lAssociation se situe à la mairie de Fontvieille17. Une allée porte son nom dans la ville d'Albi dans le Tarn. Chaque année Radio Courtoisie remettait le Prix Daudet à la personnalité qui a, selon les auditeurs de cette radio, le mieux servi la langue française, prix décerné en l'honneur d'Alphonse Daudet et de son fils Léon. L'héritier de la famille Daudet a publiquement retiré à cette radio l'autorisation qu'il lui avait donnée de se servir de son nom18 ; en conséquence le prix est renommé en « Jean-Ferré ». Plusieurs voies publiques portent le nom d'Alphonse Daudet : des avenues (à Grasse, Salon-de-Provence, Lamalou-les-bains) et des rues (à Paris 14ème, Marseille, Manosque, Cagnes-sur-mer, Dijon, Nantes, Aubervillers).